Camping Le Paradise

Saint Tropez. Paysage digne des plus belles cartes postales. Venez passer un été de folie au camping Le Paradise
 
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 You ? Oh No. [ R.]

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Grace Langton

Grace Langton

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Date d'inscription : 21/04/2008

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MessageSujet: You ? Oh No. [ R.]   You ? Oh No. [ R.] EmptySam 26 Avr - 13:31

You ? Oh No. [ R.] Ymnu8uue






Cela faisait maintenant près d’une semaine que Grace Langton, plus précisément Grace Elisabeth Marie – non, la délicate jeune femme ne possédait pas un nombre insensé de prénoms comme c’était par contre le cas de beaucoup d’américains. Notons qu’en plus d’être en surnombre ces prénoms étaient généralement carrément hideux ce que les américains s’obstinaient à appeler de l’originalité. Grace était on ne peu plus heureuse de posséder des prénoms sobres et nobles- Langton de Broughton Tower et Kirkham – bon ok il fallait avouer qu’en revanche le nom de la jolie brune était plutôt compliquée mais après tout c’est ça être une aristocrate dont les origines peuvent remonter jusqu’à la table ronde du roi Arthur et de la famille royale qui plus est- se trouvait à Saint-Tropez. Bon, pour l’instant rien de véritablement surprenant à cela puisque Saint-Tropez était une destination où la jeune femme s’était rendue plusieurs fois. Le fait est qu’elle était restée la majorité de temps sur l’immense Yacht que possédait sa famille à bronzer en buvant vodka tonic sur vodka tonic, boire étant la seule chose qui pouvait la rendre un minimum moins à cran. Non pas qu’elle avouerait avoir un quelconque problème avec l’alcool comme elle n’avouerait jamais avoir une problème avec la nourriture, ou un problème de – légère- skyzophrénie mais elle devait avouer qu’un –léger- verre de temps en temps – oui elle n’avouerait qu’un verre de temps en temps et pas le nombre exacte de kirs royaux qu’elle pouvait s’enfiler en moins d’heure- pouvait incroyablement la relaxait et lui faire oublier la pression constante qui pesait sur ses frêles épaules. En somme, le nombre minimal – aucune mauvaise fois dans ces paroles évidemment (a)- de verres que la jeune femme buvait était tout simplement dans un but médical afin de ne tout simplement pas devenir folle lorsqu’elle était en présence de sa famille – comme si elle n’était pas DEJA folle de toute manière. Bref. Là n’était pas –encore- la question. La ville dans laquelle se trouvait Grace n’était donc pas sujette à étonnement. Le lieu où elle avait élu domicile par contre était plus surprenant. En effet, c’était dans un camping que la jeune femme avait posé ses –nombreuses- valises. Pour la demoiselle Langton qui vivait dans un authentique château anglais – non pas un vieux manoir sombre et humide mais un château à faire pâlir d’envie Louis XIV lui-même, s’il revenait d’entre les morts cela va de soit- venir passer l’été dans un camping était plutôt singulier et aller provoquer un certain changement dans la vie de la sublime anglaise. Et à vrai dire c’était le but. Oui. Le but. Grace était en effet venue dans le but de changer. Bon, pas un changement radical parce qu’après tout elle était la perfection incarnée mais arriver à se détendre et se lâcher un minimum étaient les deux principaux objectifs.

C’était Lou Donovan, sa meilleure amie qui lui avait proposé de l’accompagner à Saint-Tropez, à ce camping où la jolie blonde venait déjà depuis quelques années. Lou était la personne qui comptait le plus aux yeux de Grace. A vrai dire, un nombre très restreint de personne comptait pour la jeune aristocrate tout simplement car elle estimait que peu de personnes le méritait. Logique. Grace n’était pas le genre de personne à donner son affection à n’importe qui. Sauter dans les bras de gens à qui elle n’avait adressé la parole genre qu’une fois n’était clairement pas une de ses habitudes. A vrai dire Lou était la seule personne qui avait l’extrême honneur de recevoir des signes d’affections de Miss Langton. Après tout les deux jeunes femmes s’étaient rencontrées alors qu’elles ne faisaient pas encore leurs nuits – c'est-à-dire alors qu’elles étaient d’adorables petits bébés, les plus mignons du monde évidemment (a), pour ceux qui n’auraient pas compris. Leur premier mot à l’une avait été le prénom de l’autre. Elles avaient pris un nombre incalculable de bains ensemble. Fait un nombre tout aussi incalculable de concour-de-celle-qui-irait-le-plus-loin-en-balançoires. Elles avaient fait leur rentrée à la maternelle, toutes deux vêtues de petites robes blouses baby Dior absolument craquantes, des deux mêmes petits sacs monogrammés LV faits sur mesure et deux ballerines vernis si brillantes que lorsque Grace regardait ses pieds elle pouvait voir son –divin- reflet, ensemble et toutes les autres rentrées ensemble depuis. Elles savaient tout l’une de l’autre mais étaient pourtant extrêmement différentes. Ainsi, Lou était aussi délurée et imprévisible que Grace était calme et sage. Le fait est que Blondie n’avait pas eut à subir autant de pression familiale que l’avait subi notre brunette préférée. Car porter le prestigieux nom de Langton de Broughton Tower et Kirkham n’était pas chose aisée. Une illustre réputation était attachée à cette vieille famille anglaise et il n’était pas question qu’un seul de ses membres ne l’entache. Voila pourquoi, dès l’instant où le coton ombilical fut coupé, Grace fut élevé par une armada de bonnes et de gouvernantes en tout genre. La moyenne d’âge de ces domestiques dépassait largement la cinquantaine et leurs principes étaient carrément archaïques mais de toute manière c’était pour ça qu’elles avaient été choisies non ? Pour ça et car elles avaient toutes servis un jour chez d’autres membres de la famille royale. Comme si les Langton allaient choisir des personnes sans des références acceptables – ayant servis dans la famille royale ou d’autre membre du cercle très fermé que formait la haute londonienne étant pour eux la seule référence acceptable de toute manière- pour s’occuper de leur descendance, de la descendance de leur prestigieuse famille. Sous l’entière responsabilité de ces vieilles femmes pour qui seules les bonnes manières et le savoir-vivre semblaient avoir de l’importance dans la vie Grace ne devint jamais une petite fille pourrit gâtée, capricieuse et colérique comme on aurait put s’y attendre sachant la fortune colossale de sa famille – fortune que l’édit famille avait amassée depuis des centaines d’années sans jamais s’abaisser à travailler comme fonder des entreprises ou ce genre de travail carrément dégradant. Non, bien au contraire, la petite Grace devint une petite fille polie, n’ouvrant pas la bouche à moins qu’on le lui demande, cultivée – à l’âge de 8 ans elle avait sans doute une culture générale plus grande qu’un grand nombre d’adule- et dont les manières rabaissent cette arriviste de Mme de Rothschild à une moins que rien. On lui apprenait à être gentille avec tout le monde, à ne jamais parler méchamment, toujours afficher un sourire délicieux et dans le même temps on ne cessait de lui rappeler la supériorité de sa famille. Comme on le lui apprenait donc, Grace affectait toujours une gentillesse extrême avec toutes personnes mais sa voix douce et son sourire avenant ne dissimulaient pas la froideur de ses yeux et la pointe de supériorité qui perçait dans le ton de sa voix. Ainsi, la jeune aristocrate avait grandit entre le paradoxe de devoir se montrer humble en toute circonstance et le fait de se sentir supérieur à toutes espèces vivantes. Mais une chose était sur, ses gouvernantes avaient fait du bon travail puisque lorsqu’on rencontrait Grace Langton l’image de la perfection se trouvait devant nos yeux émerveillés. Délicate, gentille, gracieuse, polie, aux manières parfaites et à l’intelligence vive la demoiselle Langton était ce qu’avait toujours désirait sa famille. Sauf que ce que désirait sa famille n’était pas forcément ce que voulait la jeune femme. Tiraillée entre le désire de plaire et de se plaire la jeune Grace s’était rabattue sur le seule chose qu’elle pouvait contrôlée en ce qui la concernait : la nourriture. Contrôler ce qu’elle mange, au compte goutte ou manger énormément pour ensuite tout vomir apaiser véritablement la jeune héritière. L’alcool lui donner aussi l’illusion de contrôler sa vie, cette vie qu’elle ne contrôlait nullement. Car, même si elle avait envie d’avoir une apparence moins bien-sous-tous-rapports, les prétceptes qu’on lui avait inculqués étaient encrés dans sa personnalité et faire la fête toute la nuite jusqu’à ne plus se souvenir de son nom – ce nom qui rappelons le définissait clairement ce qu’elle était- ou encore coucher avec le premier venu semblait être impossible pour elle.

Seule sa meilleure amie était au courant du profond malaise de Grace et Lou avait alors décidé de prendre les choses en mains et avait décrété qu’elles iraient toutes les deux passaient les vacances à Saint-Tropez. Le but étant donc d’éloigner Grace de Londres afin qu’elle se sente moins sous pression et arrive à se désinhiber, chose plutôt ardu vous l’aurez compris pour la demoiselle. Voilà donc pourquoi Grace se trouvait dans un camping – de luxe c’était la moindre des choses- pour la première fois de sa vie. Elle se trouvait à l’instant même dans son bungalow particulier à côté de celui de Lou qui devait encore dormir. Contrairement à la jolie blonde qui hébergeait en début d’après-midi, Grace ne supportait pas de passer du temps à glander dans son lit – logique, elle n’invitait pas souvent quelqu’un à le partager contrairement à sa meilleure amie (a) – voilà pourquoi, à approximativement dix heures du matin Grace était déjà prête. Superbe dans une robe Burberry crée spécialement pour sa délicate personne par son ami Christopher Bailey qui lui avait d’ailleurs une fois affirmé ‘ qu’elle était sa nouvelle muse ’ , notre brunette tapait du bout d’un de ses nombreux escarpins Chanel – notez qu’il était impensable pour la jolie Langton de sortir sans porter au moins un élément de la griffe française- se demandant ce qu’elle allait faire là maintenant tout de suite. Elle se décida alors pour faire un petit tour au bar, déguster un de ces cocktails colorés qu’elle adorait littéralement. Boire dès le matin était quelque chose dont Grace avait pris l’habitude et elle ne trouvait clairement pas que cela pouvait être un signe d’un léger problème avec l’alcool. Comme si la jolie brune avouerait un jour avoir un quelque problème avec au choix l’alcool, sa famille, sa personnalité ou la nourriture. Tout simplement impossible. Bref, elle avait donc attrapé ses lunettes de soleil Tom Ford -ultra-chic parsemée de microns d’or, aux formes furieusement modernes et aux verres savamment ciselés, lunettes fabriquées en très peu d’exemplaire par l’ancien styliste de Gucci et dont la liste d’attente s’allongeait à chaque seconde, mais que Grace possédait en plus de dix modèles- et était sortie de son bungalow en direction du bar. Quelques minutes après elle était assises avec son élégance habituelle sur un haut tabouret de l’édit bar, entrain d’observer la mer de son regard perçant à travers ses lunettes de soleil, un cocktail dans les tons jaunes, orangés posés devant elle orné d’une de ces décorations absolument inutiles, une vogue allumait mais à peine consumait entre ses fins doigts, quand elle sentit deux mains se poser sur ses hanches, un baiser dans son cou et entendit une voix masculine dire d’une voix sourde dans le genre charmeuse.


" Et si on continuait ce que l'on avait commencé dans l’avion ? "

Aussitôt, une vague de souvenir qu’elle avait sans succès essayer d’enfuir au plus profond de sa mémoire donc d’oublier en gros, revint s’imposer à son esprit. Merde.
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